Le PIPA lance l'auto-stop organisé : Stop'n Go

Publié le : 2017/10/02 à 09:05 - Mis à jour le 2017/10/02 à 09:05

Réseau d’auto-stop organisé pour faciliter les déplacements des employés du Parc, Stop’n GO répond à des enjeux de mobilité pour le PIPA. A l’initiative du Département de l’Ain dans sa stratégie mobilité, l’Agence Locale de l’Énergie et du Climat de l’Ain est intervenue pour apporter son expertise concernant les Plans de Déplacements Inter-Entreprises (PDIE).

Partant du constat que les axes routiers du PIPA étaient saturés aux heures de pointe, essentiellement par des véhicules ne comprenant que le conducteur et sur des trajets souvent identiques, une réflexion sur une solution alternative pour désengorger les voies d’accès a démarré en 2016. L’ALEC 01, ayant une vision globale et une expérience à apporter sur ce type de problématique a établi plusieurs propositions après analyse. C’est ainsi que l’idée de constituer un réseau d’auto-stop organisé a germé.

Stop’n GO En pratique  

Stop’n GO permet de covoiturer de manière spontanée : les conducteurs et les passagers se rencontrent directement aux arrêts « Stop’n GO » pour partager leur trajet sans organisation préalable. Les arrêts sont matérialisés par un panneau le long des lignes définies entre plusieurs communes et le PIPA.
Réseau de partage et de convivialité, les futurs utilisateurs sont invités à s’inscrire sur un site dédié www.plainedelain.fr/mobilite qui regroupe la communauté Stop’n GO. Cette inscription permet aux conducteurs et passagers de récupérer gratuitement leur kit, comprenant une pancarte de direction, une carte de membre et un macaron.
Afin de proposer un réseau d’auto-stop organisé plus large, le réseau Stop’n Go rejoint une ligne d’auto-stop existante en Nord-Isère « VAP » (Voiture à Partager). Les membres des deux réseaux pourront ainsi utiliser leur kit sur les deux dispositifs.

Témoignage de Hugues de Beaupuy, Directeur du Syndicat Mixte du Parc Industriel de la Plaine de l’Ain

« Avec Stop’n Go, le Syndicat Mixte du Parc Industriel de la Plaine de l’Ain cherche à multiplier les solutions de déplacements des salariés. Ce projet se base sur deux solutions : l’auto-stop, connue de tous et le covoiturage, mode de déplacement en phase avec la culture du partage. Le projet Stop’n Go a été développé en coopération avec le Département de l’Ain, la Communauté de Communes de la Plaine de l’Ain, la Direccte et l’Agence Locale de l’Énergie et du Climat de l’Ain afin de répondre à des enjeux d’environnement et de mobilité pour tous. »

L’Agence Locale de l’Énergie et du Climat pour les questions de mobilité, un gage d’expertise et d’indépendance

Témoignage de Kévin Delajoud, responsable d’activité référent mobilité, Agence Locale de l’Énergie et du Climat de l’Ain :
« Dans le cadre de sa stratégie mobilité pour les territoires de l’Ain, le Département missionne l’ALEC 01 pour mener des actions opérationnelles innovantes. En 2016, le choix s’est porté sur l’accompagnement technique de projets reproductibles, qui pourraient servir d’exemples pour d’autres territoires. Un partenariat a donc été conclu avec le PIPA, qui rencontre des problématiques d’accessibilité à l’emploi à cause de la mobilité (difficulté de recrutement, engorgements des axes routiers aux heures de pointe, ...). Concrètement, l’ALEC 01 a réalisé un diagnostic mobilité du parc industriel. Un recueil de bonnes pratiques d’actions innovantes a été établi et proposé afin d’identifier de nouvelles façons de se déplacer pour se rendre sur le parc. Enfin, un plan d’actions a été validé par le PIPA à la fin d’année 2016. Parmi ces actions, on retrouvait l’autostop organisé, le covoiturage et l’information aux salariés, mais également une fiche action portant sur l’animation de cette démarche par une personne dédiée.
Début 2017, le parc a fait le choix de recruter une chargée de mission mobilité afin de travailler au déploiement d’un réseau d’autostop organisé. L’ALEC 01 a ensuite travaillé sur l’identification des lignes pertinentes et la localisation des arrêts, organisé des rencontres avec des territoires ayant déjà testé ce type de pratique pour obtenir des retours d’expériences, et enfin participé au développement des kits de communication et administratif du projet.  Le projet est maintenant activé. Nous le suivons avec grand intérêt pour en retirer de nouveaux retours d’expérience."