Le rapport spécial du GIEC apporte de nouvelles précisions sur l'impact du réchauffement climatique

Publié le : 2018/10/25 à 22:14 - Mis à jour le 2018/11/07 à 17:29

Le  rapport spécial du GIEC a été rendu public le 6 octobre dernier sur "les conséquences d'un réchauffement mondial de 1.5° par rapport aux niveaux préindustriels et les profils connexes d’évolution des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dans le contexte du renforcement de la parade mondiale au changement climatique, du développement durable et de la lutte contre la pauvreté."

 Un travail qui a mobilisé 91 auteurs et éditeurs-relecteurs issus de 40 pays différents pour répondre aux questions des pays signataires de l'accord de Paris de décembre 2015 Cop 21.

L’objectif est d’alerter les décideurs sur l’impact d’un réchauffement à 1,5 degré Celsius, objectif souhaité de l’Accord de Paris, au lieu du 2 degrés Celsius utilisé traditionnellement dans les scénarios et les objectifs de négociations sur le climat.

 4 messages principaux sont à retenir :

  1.  le réchauffement climatique est déjà en cours : depuis 1800, le climat s'est déjà réchauffé de 1 degré.
  2. Il est possible de limiter le réchauffement climatique à 1.5° mais au prix de décisions en ce sens immédiates et de grande ampleur.
  3. Chaque demi degré compte.
  4. Limiter à 1.5° au lieu de 2° comporte des avantages non négligeables comme la mise à l'abri de submertion de leurs terres près de 10 millions de personnes ! Les impacts sur les écosystèmes  seraint également nettement plus limités (voir infographie du site www.letelegramme.fr)

"Limiter le réchauffement climatique peut aller de pair avec la réalisation d'objectifs de développement durable : lutte contre la pauvreté, la faim,... Limiter le réchauffement climatique réduirait le nombre de personnes exposées aux risques liés au climat et à la pauvreté".

Une transition sans précédent avec la réduction drastique de l'utilisation des énergies fossiles

 Les énergies renouvelables devraient fournir 70 à 85% de l'électricité en 2050 et le charbon totalement abandonné. Cela passe par des investissements massifs : 900 milliards de dollars américains par an entre 2015 et 2050.

Le message que le Giec délivre sert de préambule à la prochaine conférence de négociations sur le climat, la COP24 de Katowice en Pologne en décembre 2018.

L'ALEC 01 agit au niveau départemental et local

"L'équipe de l'Agence Locale de l'Énergie et du Climat de l'Ain est depuis longtemps convaincue qu'il faut mener la transition énergétique. Nous continuons nos actions, chaque jour, convictions chevillées au corps, pour notre présent et notre futur, pour nos enfants, pour notre santé. Chaque geste compte, chaque décision du quotidien impacte notre environnement. Le monde change, faisons en sorte qu'il soit désirable pour les générations futures."

 

A propos du GIEC : groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Depuis 30 ans, le GIEC évalue l’état des connaissances sur l’évolution du climat, ses causes, ses impacts. Il identifie également les possibilités de limiter l’ampleur du réchauffement, la gravité de ses impacts et de s’adapter aux changements attendus. Les rapports du GIEC fournissent un état des lieux régulier des connaissances les plus avancées. Cette production scientifique est au cœur des négociations internationales sur le climat. Elle est aussi fondamentale pour alerter les décideurs et la société civile. En France, de nombreuses équipes de recherche travaillent sur ces sujets, impliquant plusieurs centaines de scientifiques. Certains d’entre eux contribuent à différentes phases d’élaboration des rapports du GIEC.En France, cette fonction est exercée par l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC), depuis 2001.

Sources: articles le Monde, reporterre, le télégramme, lerapport spécial du GIEC